En route vers le MVP...ou plutôt le M❤️P
Oui, le MVP est déjà has been 😅 Le MLP le remplace et nous donne 10 astuces !
Si tu es nouveau ici, sache que nous constuisons un SaaS de type Landing Page Builder de 0 à 1M€ en 1 an.
Et que je partage chaque semaine les coulisses du projet et des astuces marketing et stratégiques pour développer un logiciel SaaS 😉
Je suis un grand optimiste et je crois dans le fait que l'IA va finir par être capable de faire tout (presque) aussi bien que les humains.
Mais j'entends de plus de plus de gens dire que l'IA est capable de coder et qu'elle peut déjà remplacer les devs.
Et ça, pour le coup, j'ai un gros doute...
Je ne dis pas que ça n'arrivera jamais, mais le concept même du machine learning me paraît incompatible avec la programmation.
Pour faire simple, l'IA, pour "apprendre", va récupérer des tonnes de données. Et pour chaque donnée reçue, on va lui indiquer à quoi ça correspond.
Ainsi, une fois l'apprentissage terminé, dès qu'elle recevra une nouvelle donnée, elle pourra la comparer avec ce qu'elle a déjà analysé, et donner une réponse cohérente.
Cela veut dire, en quelques sortes, que la réponse de l'IA est une moyenne de tout ce qu'elle connaît se rapprochant de ce qu'on lui demande (pour faire simple et grossier).
Or, la programmation demande une rigueur absolue.
Que ce soit dans la syntaxe à utiliser (mais ça à la limite on peut la lui apprendre).
Mais surtout dans la compréhension de la fonctionnalité à développer, de comment la mettre en place, de ce que ça implique pour ce qui est déjà en place, et toutes les possibilités d'interactions avec cette fonctionnalité.
Ce type de travail me semble incompatible avec un système se basant sur une "moyenne" de ce que l'IA connaît se rapprochant de la demande.
Alors oui, elle est déjà capable de faire des trucs sympas.
Mais ça se limite à des petits bouts de code déjà vus et revus.
Rien à voir avec un projet grandeur réelle.
Et je pense que ce n'est pas encore pour demain, surtout quand on voit le type de bétise qu'elle fait 😂 (cf image) (pour plus de contexte, cet extrait vient d'une personne qui a demandé à l'IA de lui générer le code de son extension. L'IA lui a généré une fonction qui ne servait à rien en plus du reste du code. La personne lui a fait remarquer l'inutilité de la fonction. L'IA a regénéré le code en précisant cette fois que la fonction était inutile 😅).
Bien sûr ce n'est que mon avis. Si tu n'es pas d'accord, je suis curieux d'avoir le tien 😉.Point sur l’avancement :
L’architecture du projet est faite et permettra d’avoir un outil 100% temps réel
Je suis toujours sur le cœur de l’outil : le moteur de génération des pages
Et plus précisément dans la validation de typage du moteur de template
Et maintenant je mets en place les tests pour m’assurer que tout fonctionne bien et que je ne casserai rien 😉
Bon du coup c’est quoi un M❤️P et pourquoi le MVP est has been ?
Déjà, revenons sur ce qu’est un MVP parce que je vois les yeux de certains s’écarquiller 😳.
Le MVP, pour Minimum Viable Product, est ton produit, dans sa version la plus simple possible.
L’idée est de développer une première version de ton produit, le plus rapidement possible afin de le confronter au marché et de t’assurer qu’il réponde à un vrai besoin (ou pas !).
C’est Eric Ries, dans le livre Lean Startup, qui est à l’origine du MVP.
Et son idée est très bonne et pleine de bon sens :
Plutôt que de passer des années et dépenser des tonnes de pognon à développer un projet de A à Z pour se rendre compte à la fin que personne n’en veut;
Eric dit qu’il vaut mieux y aller par itération.
On développe vite une fonctionnalité,
On récupère le feedback des utilisateurs
On améliore le produit en conséquence.
Ainsi, on ne prend aucun risque, on a toujours un produit qui répond à un besoin réel.
Le MVP étant la toute première version du produit.
Celle qui doit valider l’existance d’une demande pour celui-ci.
Il est donc de coûtume, lorsqu’on veut faire un MVP, de ne développer que les 3 principales fonctionnalités de notre solution, et pas une de plus !
Cela a aussi l’avantage de nous obliger à réfléchir à ce qui est vraiment important dans notre projet (sinon on part vite dans tous les sens 😅).
Quelles sont les 3 fonctionnalités clés qui donnent tout l’intérêt à notre solution ?
Bon… Je pense que je t’ai convaincu de l’utilité du MVP, car, au final, c’est du bon sens.
Mais alors, qu’est-ce qu’on lui reproche au juste ?
C’est en lisant cet article que j’ai découvert l’existance du MLP et qu’on m’a expliqué que le MVP était has been 😱.
Au début, j’ai pensé “encore un qui veut critiquer un concept adoré de tous pour se rendre visible 😮💨”.
Et puis, en lisant, j’ai réalisé que ce n’était pas si bête que ça…
L’auteur part du principe qu’on ne peut pas tout faire :
Bon et peu cher ne sera pas rapide
Rapide et bon ne sera pas peu cher
Peu cher et rapide ne sera pas bon
Or, un MVP se veut déjà : peu cher et rapide. Il sera donc, en conséquence mauvais.
Bon, on est d’accord qu’on est là plutôt sur de la logique de comptoir et que la réalité et plus compliquée que ça 😅.
Mais l’idée derrière ça, c’est que bien souvent (beaucoup trop souvent), lorsqu’on développe un MVP, on va se focaliser sur les fonctionnalités les plus importantes (pour aller vite et dépenser peu), au détriment de la bonne expérience utilisateur.
Celle-ci étant importante (même indispensable).
Mais ne faisant pas partie de la proposition de valeur du produit, elle est exclue (à tort) du MVP…
Le MLP, pour Minimum Lovable Product, adresse donc ce point en disant qu’il faut faire un produit que les gens (ta cible) adore !
Voici une illustration tirée de l’article, qui illustre bien ce concept :
Avec ce paragraphe en préambule :
Dans l’exemple ci-dessous, le MVP pourrait valider que les gens aiment les gâteaux, mais ça ne les fera pas en parler autour d’eux. Le MLP devrait valider que les gens adorent votre gâteau, reviendront en racheter et en parleront à leurs amis. Et malgré tout, c’est une première version minimale, donc vous avez de la marge de manoeuvre pour l’améliorer.
L’idée derrière le MLP, d’après mon interprétation, n’est pas de ne plus avoir de MVP.
Mais plutôt d’avoir un MVP qui fournisse une expérience utilisateur hors du commun :
Leur donner envie de revenir
Leur donner envie d’en parler autour d’eux
Les faire adhérer à la mission de ton entreprise
Créer une communauté autour de ton produit.
Il a été prouvé qu’une bonne expérience utilisateur et une interface belle et intuitive augmentent la valeur perçue des utilisateurs.
Le MLP veut tirer profit de ça, surtout dans un monde où les SaaS deviennent des commodités et où la différenciation est de plus en plus difficile (cet article parlait aussi de cette nouvelle problématique, mais il est devenu payant).
Ok..Mais alors comment est-ce qu’on crée un MLP ?
L’auteur nous partage 10 conseils, que nous allons voir, et suivre pour notre projet :
1. Donner un sens à notre projet
On ne veut pas se contenter de résoudre le problème de notre cible avec notre produit.
On veut avoir une mission.
Le fameux WHY de Simon Sinek.
On veut une histoire à raconter à notre cible qui va éveiller ses émotions.
Et qui va la faire adhérer à notre vision du monde.
Ce WHY est très puissant !
Il fera en sorte que notre cible nous choisisse nous plutôt que nos concurrents, quoi qu’il arrive.
Parce qu’elle adhère et nos valeurs et à notre façon de voir le monde et de vouloir l’améliorer.
Dans le cas de notre projet Not A Page Builder (NAPB pour aller plus vite 😅), voici la mission que j’ai :
Aider les entrepreneurs (solopreneurs) à développer leur activité et à en vivre en leur donnant les moyens marketing d’avoir des résultats dignes des professionnels et grandes entreprises.
Parce qu’un entrepreneur individuel n’a ni les moyens financiers, ni les compétences marketing nécessaires pour rivaliser avec les professionnels.
Et parmi les valeur de mon entreprise on aura :
La transparence (c’était évident 😂)
L’accessibilité
L’autonomie
2. Faire 1 chose, mais la faire bien
Trop de startups essaient de faire trop de choses en même temps.
Pour un MLP, il faut faire une seule chose parfaitement, comme Dropbox ou Instagram à leurs débuts, en restant focalisé sur un problème central.
Cette notion rejoint celle du MVP.
Pour NAPB, cette chose sera :
Créer des pages de conversion/vente efficaces
3. Définir des limites de temps et de budget
En établissant des limites de temps et de budget, tu es contraint de prioriser ce qui est vraiment important.
Un projet trop long peut entraîner des problèmes de perfectionnisme.
Ou mener à développer beaucoup trop de fonctionnalités 😅.
L’auteur nous dit qu’il faut généralement compter 3 mois pour avoir un bon équilibre.
Pour NAPB, étant donné que je suis seul à développer le projet, j’ai compté 6 mois, ce qui me mène à mars 2025.
4. Ne résoudre que les problèmes à haute valeur
On a tendance à vouloir résoudre tous les problèmes de notre cible.
L’auteur nous dit qu’il faut nous focaliser sur le problème le plus important.
Et que c’est ça qui doit définir ce que seront les fonctionnalités de la première version de notre produit.
Afin de trouver le problème principal à résoudre, on peut utiliser le Proposition Value Canvas.
Il va nous permettre de mieux connaître notre cible avec ses besoins et ses douleurs.
Ensuite, on va se focaliser sur la résolution de la douleur principale qui va permettre d’avoir le “job to be done” pour ta cible.
Voici les gains, problèmes et “jobs to be done” de notre cible :
La cible que l’on vise est un solopreneur qui a choisi cette voie afin :
D’aider d’autres personnes (ses clients)
S’épanouir avec une activité qu’il aime
Ne plus avoir de patron
Gagner en liberté
Ce qu’il recherche c’est de pouvoir vendre ses produits/services de manière pro, sans avoir besoin de compétences en marketing, et sans y passer trop de temps (qu’il consacre déjà à ses clients).
Ses problèmes sont qu’il faut des compétences marketing ou de l’argent pour réussir à vendre. Que les outils sont trop chers et complexes. Il se tourne donc vers des solutions plus abordables mais est incapable d’en tirer grand chose de vraiment efficace (elles sont aussi complexes que les solutions chères, mais moins efficaces).
Voici maintenant comment on peut résoudre ses problèmes, créer les gains qu’il recherche, et les produits et services à mettre en place :
On a un produit qui cherche à répondre à ses besoins et à solutionner ses problèmes, via :
De l’intuitivité/accessibilité
Un prix abordable pour un solopreneur
Un travail aidé et guidé par l’IA
Des pages de ventes avec des optimisations en automatique pour avoir des performances professionnelles sans compétences particulières
5. Ajouter des surprises et du plaisir
Il faut aller au delà des attentes des utilisateurs.
Dans le cas d’un SaaS je pense que ça va surtout passer par l’UX (l’expérience utilisateur) qui devra être au top afin que l’utilisateur n’ait pas de question à se poser.
Je pense notamment à toutes ces fonctionnalités “inutiles” mais “indispensables” :
Avoir un design cohérent : si je change une couleur de ma charte graphique, ça met à jour toutes mes pages
Pouvoir réutiliser des blocs : les sauvegarder et les utiliser sur d’autres pages
Blocs/templates interchangeables : Une section ne me plait pas dans son esthétique, mais le texte est bon. Je change la forme, mais le fond reste le même
Dynamisation du contenu : Mettre à jour en temps réel le nombre de places dispos, sauvegarder un lien pour l’utiliser à différents endroits, etc…
Des fonctionnalités que les outils n’implémentent pas car elles n’apportent rien à la qualité finale de la page, mais qui sont pourtant indispensables pour une expérience au top et sans frustration !
Il sera bon aussi d’ajouter un chat d’aide dans le logiciel afin d’aider un utilisateur en détresse.
6. Investir dans le design
Le design est essentiel.
Non seulement ce à quoi le produit ressemble, mais aussi comment il fonctionne.
Un bon design rend l'expérience agréable et augmente la loyauté des utilisateurs.
Cela rejoint le point précédent avec l’accent à mettre sur l’expérience utilisateur.
7. Créer l’envie de revenir
En utilisant le modèle "Hook" de Nir Eyal :
Déclencheurs externes et internes
Actions faciles
Récompenses variables
Investissement de l'utilisateur
Ça encourage une utilisation régulière et rend le produit addictif.
Dans notre cas ça pourrait être :
Déclencheur : Un e-mail
Action : Cliquer sur le lien dans l’e-mail
Récompense : Voir un résultat atteint / Une idée d’optimisation potentielle sur une page
Investissement : Partager le résultat avec un format adapté aux réseaux sociaux / Confirmer la mise en place de l’optimisation sur la page
8. Construire une communauté engagée
Il ne suffit plus de faire du marketing traditionnel.
Il faut construire une tribu de clients fidèles qui adhèrent à notre mission et deviennent des ambassadeurs de notre produit.
Et pour ça, il faut qu’ils adorent le produit et soient connectés à notre mission.
L’auteur parle de créer un manifest qui montrerait les valeurs et la mission de l’entreprise.
Je pense qu’une bonne chose ici serait de déterminer un ennemi à combattre et d’en jouer avec humour à chaque fois qu’on communique.
Aussi en créant un langage spécifique à notre communauté.
C’est un sujet important sur lequel il va falloir réfléchir.
On ira plus loin dessus lors de l’édition sur le branding 😉
9. Rendre le produit remarquable
Pour se démarquer dans un marché saturé, il faut être audacieusement différent.
Ne pas avoir peur de prendre des risques et de créer quelque chose dont on parle.
Ça peut passer par plusieurs choses :
Le branding (dont on parlera dimanche prochain) : Avoir une image très différente des autres acteurs du marché. S’ils sont sérieux, alors il faudrait choisir de jouer sur l’humour. S’ils sont formels, alors il faudrait choisir d’être familier. etc…
Le produit : En cassant les codes
Une interface différente de la concurrence
Mettre l’accent sur des détails différenciant :
Compter le temps que l’utilisateur met à créer sa page et le mettre en avant (en donnant envie de partager)
Mettre en avant les taux de conversion de l’utilisateur quand ils sont bons
Mettre en avant des chiffres, ou le parcours complet des clients finaux
Mettre en avant un ratio temps passé sur la page/argent rapporté
Les offres : Différentes de la concurrence
10. Intégrer le MLP dans une stratégie globale
Le MLP doit s'inscrire dans une stratégie de développement produit plus large.
Ce n'est pas une fin en soi, mais le début d'un chemin vers l'adéquation produit-marché.
Dans le cas de NAPB j’ai plein de fonctionnalités en tête qui vont dans le sens du WHY de l’entreprise.
Ce MLP n’est que le départ 😉.
Quelles fonctionnalités développer ?
Mais alors, quelles fonctionnalités va-t-on développer pour notre MLP ?
Celles-ci vont principalement tourner autour du concepteur de page et de l’optimisation de celles-ci via les statistiques et tests A/B.
Le tout agrémenté de baucoup d’IA.
Pour notre MLP, il sera aussi important de mettre l’accent sur l’expérience utilisateur via :
L’intuitivité de l’outil
Rendre l’éditeur de page pratique
Mettre l’accent sur des éléments de différenciation
Avoir des boucles de récompense via des “notifications → résultats → optimisations”
C’est quoi la suite ?
On vient d’identifier quels vont être les éléments importants à avoir lors de la sortie officielle de l’outil.
Maintenant qu’on a ça, il est temps de penser à notre branding 😉 (sujet de dimanche prochain)
À très vite !









